Concilier hasard et représentativité

Contexte

Lors de la campagne présidentielle de 2017, l’équipe de Benoît Hamon souhaitait expérimenter une forme originale de démocratie participative, inspirée notamment des travaux d’Elisa Lewis et Romain Slitine. L’enjeu était de transformer ce concept en un dispositif concret permettant à des citoyens volontaires de participer à l’élaboration du projet.

Défi

Il fallait pour cela constituer un « conseil citoyen » de 40 titulaires et 80 suppléants parmi 6 000 volontaires inscrits sur une plateforme collaborative. La structure sociologique du fichier, plus proche de l’électorat de Benoît Hamon que de l’ensemble des Français, nous obligeait à concilier deux exigences en tension : respecter le principe d’un tirage au sort aléatoire tout en garantissant la représentativité du conseil et une stricte parité de ses membres.

Nous avons conçu et codé un algorithme combinant hasard et quotas, puis déployé le système informatique nécessaire au tirage. Celui-ci a été organisé publiquement, devant des journalistes, dans des conditions permettant de garantir la transparence du processus.

Résultat

L’algorithme, l’infrastructure technique et le tirage au sort ont été certifiés par un huissier de justice. Le dispositif a permis de constituer un conseil citoyen respectant les critères de représentativité et de parité, tout en conservant la logique d’un tirage aléatoire conformément au cahier des charges. Depuis, nous avons réutilisé et adapté cet algorithme pour constituer d’autres panels citoyens dans le cadre de démarches de démocratie participative.

Compétences mobilisées

Méthodologie · Échantillonnage · Algorithme · Développement informatique · Tirage au sort · Démocratie participative

À lire aussi :
Libération — « On a suivi le tirage au sort du conseil citoyen de Benoît Hamon »

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